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je suis belle éphémère

Je suis belle éphémère
Fleur légère
Ou feuille au vent.
Je suis la rose qu'on cueille
Du bout des dents...

Qui vit du souffle des caresses
Et qui meurt sans tendresse
Quand on me frôle avec les mots
Quand on me touche avec la peau
Pour connaître mon coeur.

Je suis belle éphémère
Fleur légère
Ou feuille au vent
Je suis la rose qu'on cueille
Du bout des dents.

Les noms de mes amants
S'écrivent dans le vent.
Eve des voluptés
Rêve des nuits d'été
Je suis la tête folle
Qu'on couche sur son épaule
Et ce regard pas sage
Qui se perd dans les nuages.Je suis belle éphémère
Fleur légère
Ou feuille au vent
Je suis la rose qu'on cueille
Du bout des dents...Two_flowers_by_ephemere_jpg

Rédigé le octobre 26, 2008 à 02:02 PM dans poésie fiction | Lien permanent | Commentaires (2)

tu es

Tu es gris ou mauve
Triste comme un jour de pluie

Tu ballades l'ennui
Sous ton regard bleu-nuit,

Tu es le signe du temps qui vieillit
Mais parfois cela te donne aussi  du charme.

Tu caresses nos défaites
Mais tu aimes aussi les lendemains de fête.

L'amour te donne un air de tendresse
Quand ce n'est pas l'ivresse.

Pourtant tu es commun
Même l'enfant te connaît

Je suis

Le cerne sous les yeux
Le cerne triste ou joyeux
Que je cache d'un trait blanc

Mais ce soir
Je te dédie ce poème
Parce que ce soir
J'aime
La vie.

Rédigé le octobre 22, 2008 à 05:52 PM dans poésie fiction | Lien permanent | Commentaires (1)

Il y a une vieille chanson

Il y a une vieille chanson

Qui dort avec moi dans ma maison.

Ma maison, ma mémoire

Là où naissent les histoires.

Une vieille chanson

Qui tous les jours

Me dit bonjour

Caressant mes paupières

De ces doigts de guerrière...

Et puis, toute la journée

Je la laisse s'en aller

Cherchant dans le présent

Ces petits bonheurs du quotidien...

Mais le soir elle revient

Cette chanson qui m'étreint

Attendant que je m'égaie

Au pays des rêves-fées.

Cette chanson

qui dort dans ma maison

Avec ou sans raison,

C'est, c'est

L'avez vous deviné?

La chanson, la chanson

Du Temps. Du temps.

La chanson du Temps.

Rédigé le septembre 26, 2008 à 09:12 PM dans poésie fiction | Lien permanent | Commentaires (0)

j'aime la lune

Cdi5bsih_jpg_2

J'aime la lune ronde qui vient vers moi
Quand j'ouvre la fenêtre
Sur mes jours qui n'en finissent pas
D'être des jours et des jours,

Toi ma lune, mon amie d'insomnie

Qui me suit de ton regard
Indifférent ou inquiétant.
Au quart, je démarre
A la demie je suis déjà lasse
Mais la voila encore qui grossit
Comme un ventre de mère.

Elle est pleine ce soir
Alors les océans se déchaînent
Les hommes se prosternent
Les fous ont la Haine.

Et moi je suis ton Pierrot
Qui voit pleurer la lune
Quand la brume couvre ton sourire
D'un écrin de tristesse
Et j'oublie la sagesse
Et je deviens déesse.

Rédigé le juin 26, 2008 à 11:45 PM dans poésie fiction | Lien permanent | Commentaires (0)

adolescence

Toi que j'ai connu un soir
Au détour de l'espoir
Adolescent rêveur
Au regard de velours
Pourquoi m'as tu parlé d'Amour?

Pour m'avoir donné un matin trop gris
Tout le parfum de la vie
Dans la douceur d'un baiser
Pourquoi m'as tu quitté?

Pêcheur de joie, bel inconnu
Revenez moi. Posez vos mains sur mon corps nu.
Marchand de ciel
Réchauffez vous à mon soleil.

Je vous donnerais
La mort et l'ivresse
La source vive de la tendresse
Le bonheur et le malheur d'aimer.

Rédigé le mai 08, 2008 à 01:48 PM dans poésie fiction | Lien permanent | Commentaires (1)

Pour oublier l'hiver

Sous un nuage
La lumière s'éveille.

Sur un désir

Le printemps respire...

Douce volupté

Blonde légéreté.

Paupières fermées.

Laisser défiler

Ses souvenirs

Dans le creuset

De ses années.

Sur un désir

Le printemps respire.

Il est midi

Un jeudi.

Le temps passe

Et se prélasse.

Un peu comme une caresse

Ce bonheur éphémère

Pour oublier l'hiver

Rédigé le avril 09, 2008 à 08:43 PM dans poésie fiction | Lien permanent | Commentaires (2)

Deauville

Sur le quai d'une gare
J'aime le grand bazar des regards

Des amants perdus ou éperdus
Ceux qui partent et ceux qui restent
Ont les même gestes un peu hagards
Quand le train  démarre

Moi je reviens de Deauville
Sous les néons des casinos
J'ai vu les bandits manchots
Qui se font la malle avec mon fric.
Moi je trouve çà drôle
Toute cette musique
De fausse monnaie
Tous ces jetons qui dégringolent
Quand les jack pots résonnent
De leurs grelots jargonnes

Pour quelques pièces
Au bout des doigts
Tu oublies le mari
Et les enfants
T'oublie le temps et l'age que tu as.
Sur l'écran de ta machine
Tu vois passer des mirages
Des Rolls et des diamants
Mais pour trois cerises qui défilent
T'as déjà les yeux qui brillent
T'es pas fortiche
Mais tu t'en fiches.
Tu te sens pas seule
Et t'es plus triste
Et tu t'en fous des rendez-vous
Que tu as manqués
Et des rêves qu'on t'a volée
Sur le quai
Sur le quai d'une gare
Sur le quai du Hasard.

Rédigé le mars 15, 2008 à 07:15 AM dans poésie fiction | Lien permanent | Commentaires (0)

j'aime la lune

  Image_de_lune_1

J'aime la lune ronde qui vient vers moi
Quand j'ouvre la fenêtre

Sur mes jours qui n'en finissent pas
D'être des jours et des jours
Toi, ma lune, mon amie d'insomnie

Qui me suit de ton regard
Indifférent ou inquiétant.
Au quart, je démarre
A la demi je suis déjà lasse
Mais la voilà qui encore grossit
Comme un ventre de mère.
Elle est pleine ce soir
Alors les océans se déchainent
Les hommes se prosternent
Les fous ont la haine.
Et moi je suis ton Pierrot
Qui voit pleurer la lune
Quand la brume couvre ton sourire
D'un écrin de tristesse.
Et j'oublie la sagesse
Et je deviens déesse

Rédigé le mars 09, 2008 à 12:00 PM dans poésie fiction | Lien permanent | Commentaires (0)

Sur le balcon du temps

Sur le balcon du temps

Les souvenirs se posent

Comme des baisers.

Les saisons passent

Les amours cassent

Les visages changent d'âge

Les parents meurent

Les enfants naissent

Et dans le creux de mes rides

Je compte les histoires

Tout ce qui m'a grisée

Tout ce qui m'a caressée

Tout ce qui m'a brûlée

Tout ce que j'ai perdu

Tout ce que j'ai aimé

Tout ce qui m'a rompue

Tous ceux que j'ai aimé

Tout ce qui m'est rendue

Tout ce qui continue

Tout ce qui se perpétue

Le nom, la mémoire, la vie.

Sur le balcon du temps

Les souvenirs se posent

Comme des baisers.

Rédigé le février 18, 2008 à 10:33 AM dans poésie fiction | Lien permanent | Commentaires (1)

entends le bleu

Ferme les yeux

Entends le bleu

La mer et l’Infini.

Qu’ils emportent loin

Ta colère contre l’Humain.

Ferme les yeux

Que le silence devienne chant

Que les souvenirs s’habillent

De cette nonchalance douce

Où tu vas cueillir tes rêves

Cherchant la paix

De longues trêves.

Ton cœur trop sensible

Raye ton présent

D’un frisson de tristesse

Qui ne laisse plus passer

Le soleil du printemps.

Ferme les yeux

Ecoute les voiles de la tendresse

T’effleurer de caresses…

Imagine demain

Avec ton sourire de princesse

Regarde le bonheur qui vient

Même s’il est encore lointain.

Princesse, princesse

Eteins ta langueur.

Ta vie a tenu ses promesses

Laisse partir ta tristesse.

Entends, entends le bleu.

Ferme les yeux.

Ferme les yeux

Entends le bleu…

2 commentaires :: aucun trackback

Rédigé le janvier 22, 2008 à 07:37 AM dans poésie fiction | Lien permanent | Commentaires (0)

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