elisabetha

Ma Photo

À propos de l'auteur

Catégories

  • Actualité
  • AMITIE
  • autoportrait
  • blog d'elisabetha
  • CASINO
  • CHANSON
  • Chevaux
  • Cinéma
  • citation
  • CORRESPONDANCE
  • Cours d'Ecriture
  • cuisine du monde
  • DESIR
  • devinette
  • egothérapie
  • elles
  • erotisme
  • esquisse
  • fantaisie
  • haikus
  • horoscope
  • interactivite
  • Jeux
  • kriza
  • le temps
  • lettre
  • Livres
  • mots
  • mère
  • NOUVELLE
  • PASSION
  • plaisir d'ecrire
  • PORTRAIT
  • Poésie de Daniel Tardieu
  • poésie fiction
  • psychanalyse
  • quotidien
  • rencontre
  • roman
  • saison
  • Secret des dieux
  • Stars
  • surreéalité
  • texte
  • Thêatre
  • Tommy
  • Voyages

Les commentaires récents

  • SteallerE sur DECALAGE
  • elisabetha sur DECALAGE
  • madhands sur DECALAGE
  • Indindhethito sur DECALAGE
  • elisabetha sur POKER(comédie de Jean Cassies)
  • poker en ligne sur POKER(comédie de Jean Cassies)
  • Carmen sur vagabond d'âge
  • Esperiidae(Kriza) sur vagabond d'âge
  • Analise sur vagabond d'âge
  • Casondra sur vagabond d'âge

Les notes récentes

  • LES PRINCESSES SONT AU DESESPOIR
  • tu es(poésie)
  • CETTE ADOLESCENCE QUI RECOMMENCE
  • Citation personelle
  • vagabond d'âge
  • Inventaire
  • vagabond d'âge
  • sur le bacon du temps
  • contact avec le webmaster
  • Se faire et se défaire

Archives

  • octobre 2009
  • septembre 2009
  • juillet 2009
  • avril 2009
  • janvier 2009
  • décembre 2008
  • octobre 2008
  • septembre 2008
  • août 2008
  • juillet 2008

bisou de figurine de Photo_addiction

M20050323_jpg Et si même les objets pouvaient s'aimer?
C'est bien ce qu'on pense quand on voit cette ravisante photo.
Bonsoir à tous.

Rédigé le juin 03, 2007 à 08:22 PM dans PORTRAIT | Lien permanent | Commentaires (1)

Cours de français année 65(pour Monique et Claire)

Nous sommes en milieu d'après_midi. L'avant dernier cours avant la sortie. Le plus dur à supporter pour ceux qui attendent avec impatience le moment toujours aussi excitant où la liberté leur sera rendus.
De 3 à 4 heures, le prof de français a bien du mal à intéresser sa classe sur les sentiments des héros raciniens.
La tragédie appartient à une histoire lointaine, et les préoccupations quotidiennes semblent ici beaucoup plus importantes.
Le cours se fait ailleurs: les filles écrivent des petits mots qu'elles passent en douce à leurs copines. Elles griffonnent les dernières nouvelles: un couplet de la chanson d'Alain Barrière, les vêtements qu'elles ont acheté cette semaine, la recette d'un gâteau aux noix  avec plein dechocolat à l'intérieur.
Ainsi dans ce périmètre de la connaissance obligée, la vie se libère par petites doses souterrainnes.
Dans le fond de la classe, quelques rires voilées se soulèvent, des poitrines écrasées dans l'écrin d'un soutien-gorge tout neuf. Je sais aussi sans me retourner que Leila, a sorti son vernis qu'elle passe et repasse consencieusement sur ses ongles à la longueur audacieuse.
Irma elle, se replie dans le rêve si doux d'Antoine, et son regard se voile de tristesse, tandis qu'un soupir étouffé agrandit ses lèvres.
Un étranger qui viendrait dans notre classe se demanderait avec effroi s'il existe encore une personne pour écouter le professeur. Eh oui, c'est moi!
Comment se vit l'amour dans la tragédie racinienne? qu'est ce que le sens du devoir, comment les héros se projettent dans le temps? Existe t'il l'amour sans passion? Racine est t'il moderne?
Je n'écoute pas vraiment les questions mais je comprends chaque mot qui est dit avec une intimité fulgurante.
Après avoir levé dix fois le doigt et que mon professeur ait essayé de faire répondre à ma place ces distraites jeunes filles, il démissionne sans fureur. Si une personne l'écoute, suspendue à ses mots, plongeant son regard dans le sien, n'a t'il pas réussi son cours? Il m'a même conquise et une amitié respectueuse nous rendra l'un à l'autre inoubliable.
Je réussis ainsi une année formidable, faire de mes cours de français un cours particulier

Rédigé le janvier 26, 2007 à 04:15 PM dans PORTRAIT | Lien permanent | Commentaires (1)

les petits bonheurs de Mathilde

Ah, comme je vous plains vous qui ne connaissez pas Mathilde! Ce petit bout de femme à qui la vie a donné en cadeau une intelligence piquée d'humour, qui en fait à 94 ans la seule "Woody Allen" de Paris capable de vous faire rire pendant une heure, sans vous laisser parler, parce qu'étant complétement sourde, la seule solution qu'elle a pour que l'on ne s'ennuie pas en sa compagnie c'est de vous raconter sa vie.
Je ne la trahirais pas en vous la racontant à mon tour, elle seule sait le faire.
Je dirais seulement qu'à notre dernière conversation, elle me racontait ce moment inoubliable où elle à diné à côté de Camus.Elle a été l'égérie de grands philosophes, l'amie de tous ces poétes dont le nom me fait rêver Eluard, Aragon, et tous ces grands argentins dont la musique est si belle, si vivante, écrite pourtant dans la furie des hommes, la peur et la mort.
Aujourd'hui Mathilde me fait un cours sur Molière, puis revient à son cher Proust, puis tente de m'expliquer Tchekov, puis  me raconte ce grand docteur qu'était Tolstoi.
Mais Mathilde n'oublie pas que je suis là, elle s'est donc faite belle pour me recevoir. Ses yeux couleur d'huitre sont rehaussés de l'éternel fard vert océan, et le trait d'eye liner qui doit faire paraitre ses yeux plus grands.
Son regard plein de fête, de curiosité, de féminité, et si joyeusement ironique quand elle évoque la bêtise de ses semblables. Dont -vous m'en voyez ravie- je suis exclue!. Moi je suis celle qui écrit comme sa mère écrivait-comme un oiseau qui chante et ma présence l'anime, ma jeunesse la séduit. Pensez, vous n'avez qu'une petite cinquantaine!
Et deux heures plus tard je suis prête à la quitter, triste de la renvoyer à sa solitude, quand le téléphone sonne.
C'est Damien, son petit-fils d'1m 95, qui l'appelle pour l'inviter à déjeuner. Et je vois le bonheur envahir tout son corps, sa peau qui rosit, sa voix qui tremble encore plus. Elle se retourne vers moi et me dit : merci d'être venue, vous m'avez porté chance. Oui, c'est vrai sa matinée aura été ensolleillée par des gens qui l'aiment et oublient qu'elle âge elle a, tant elle donne l'impression d'être immortelle.
Ah Mathilde, vous êtes ma "vieille amie" la seule même et je vous aime.!

Rédigé le décembre 14, 2006 à 08:18 AM dans PORTRAIT | Lien permanent | Commentaires (2)

Madeleine

Tous les matins elle est dehors avant six heures. Lentement, presque à reculons, elle promène sa tonne vêtue d'une robe aux fleurs multicolores, s'arrêtant à chaque pas pour souffrir d'une respiration trop brève. Souffler, souffrir, avancer. Mètre par mètre. Arriver jusqu'au café. Dix minutes pour couvrir cette partie de rue que nous couvrons en dix secondes. Une éternité pour nous, pour elle la mesure du temps qu'il lui reste à vivre. Aux portes de l'éternité.
Madeleine avec son regard bleu détrempé, ses cheveux gris permanentés, ses lèvres maquillés, sa peau bleutée a déjà l'allure d'une peinture. Bretonne, aux couleurs de l'océan.
Arrivée au café, elle mange avec appétit ses deux croissants trempés dans un bol de café au lait, et raconte à qui passe, les mêmes histoires cent fois dites. Le passé, sa jeunesse, ses maris, sa vie de concierge, son fils un peu fou, ses maladies, mais surtout ses chats et ses oiseaux. Seuls compagnons d'une vie dont la solitude est sa visiteuse attendue, sans tistesse. En compagnie des livres, de la télé, des repas de la ville de Paris, des siestes à l'ombre, dans un HlLM aux couleurs brique, agrémentée d'un petit jardin. Elle, habite le batiment E.
A neuh heures du matin, je la verrais quitter le café, reprendre à nouveau sa rue, appuyée cette fois au bras d'une dame, à la cinquantaine vaillante. Son postérieur devant elle, sa canne à ses côtés, le sourire de la brave dame qui lui insuffle du courage, l'écoute, la regarde, l'apprécie.
Et puis à nouveau Madeleine disparaitra jusqu'au lendemain, et reviendra chaque jour, comme si elle était immortelle.Tout le monde le sait dans le quartier elle est née le 19 Mai 1920.
Souhaitons lui encore de nombreuses années parmi nous, indispensable présence matinale dans cette rue qui sans elle n'aurait plus le même coeur. Elle sauve nos regards de l'indifférence et je l'en remercie.

Rédigé le juillet 06, 2006 à 07:44 AM dans PORTRAIT | Lien permanent | Commentaires (2)

Portraits de joueurs

Il est la, comme moi.
A premier abord insignifiant. Cheveux grisonnants, petites lunettes, complet étriqué, cravate sans brillance. Il est assis , son journal sur les genoux, les yeux rivés sur l'écran où il verra tout à l'heure se dérouler l'histoire de sa vie. Il fume une cigarette, passe les mains dans ses cheveux, torture un bouton au menton qui ne lui demandait rien. Dans sa poche l'instrument de son pouvoir attend. Il le tâte, le compte, le recompte dans un calcul où se mêlent l'avarice et la prodigalité, la cupidité et la simple gourmandise. Il fait partie de ses joueurs encore raisonnables qui arondissent à 1000 francs leur perte pour en gagner 10.000. Il n'est pas fou mais seulement rêveur. Il fait le papier avant de jouer, mais veut croire au dela de cette pure logique.Aux "bases" il préfère le hasard intelligent. Il croit à son intuiton, celle qui permet la spéculation sur le réel, celle qui met dans la chance la plus forte des illusions.
Toute l'après midi, il va se battre contre le hasard, contre le prévisible, contre lui même devenant de plus en plus confus au fil des heures. Laissant tomber les bonnes idées pour jouer les mauvaises.
Son visage va trahir son émotion, sa frustration, sa colère. Il rougit, il bourgeonne, il marmonne. Il ressemble de plus en plus à un homme en péril.Il s'enfonce dans la défaite avec la rage de son imaginaire. Et sa poche devient de plus en plus légère. Plus que deux courses, et il a perdu 800francs. Mais c'est sûr, dans les derniers il va se refaire. L'espoir fait briller ses yeux. Il sourit. Il a perdu toute inquiétude. Il n'est même plus conquérant mais déja vainqueur.
Le 12 l'a fait perdre toute la journée, le 12 le fera gagner. La côte du cheval est impressionnante: 65 contre 1(réservé aux turfistes). Il jette ses 100f au feu et prie. Sa foi le sauvera pour cette fois. 6500 francs de gain. Il exulte. C'est lui qui a porté son cheval vers la victoire. Il sent sa poche alourdie par la liasse des billets de 500francs. Il les caresse du regard avant de les toucher vraiment. Qui pourra dire son bonheur, le sentiment de plénitude qu'il éprouve?. Même les jaloux le félicitent. Il se rend compte enfin de ma présence.

-" Qu'est ce que je vous offre à boire"?

                                                                                A suivre...

Rédigé le avril 04, 2006 à 04:54 PM dans PORTRAIT | Lien permanent | Commentaires (7)

Petits NOMS

                                                         PETITS NOMS

Il a des yeux bleus, une moustache aux accents circonspects, un nez qui sent l'hiver et une bouche aux lèvres assassines. Il s'appelle Faon, petit nom de Fernand. Moi je l'appelle Friand. Friand dise.Friand que je goûte à belles dents de ma geaité cristalline. Friand aux couleurs de mon appétit, rouge vie de mon coeur furie, qu'il harpe en charpie mais éclaire d'étoiles mon regard de grand lac.
Clemence je m'appelle. Lui dit: Clementine. Menteuse, menthe à l'eau, mante perverse: grande rousse aux seins ployés, roseau de nacre , long coquillage au grain d'orage.
Friand, viens que je te dise.
Oui, Clementine, mon fruit de soleil, ma soeur sanguine, ma pulpe d'iris viens me détruire encore un peu. Petit pou de mon âme, pouce en bouche, comme une poupée de velours aux yeux mouillés de rimmel mauve.
Friand viens que je te dise!
Je vais te détruire un peu plus chaque jour, comme je t'aime, à corps de corps, écheveau défait des longs sangs clos de l'hiver.
Je vais te voler comme l'oiseau, pour t'amener un peu plus haut, là où tu seras libre et léger, si léger que mon corps sera plus lourd que le tien aujourd'hui. Et tu te délieras de tes promesses, de tes aveux, de tes murmures. Tu ne me chercheras plus dans tes bras ni dans tes rêves. Tu oublieras tes souvenirs. Tu n'auras plus ni miroir ni mémoire. Je serais un fruit talé dans un cageot d'histoires, emporté vers l'ailleurs. Ah, tu seras léger et je cacherais ma peine dans le creux de ton rire, jusqu'à ce que revienne ce goût de moi qui t'a donné ton nom: Friandise.

Rédigé le octobre 04, 2005 à 10:03 AM dans PORTRAIT | Lien permanent | Commentaires (0)

Derniers blogs mis à jour

Ajoutez-moi à votre liste de personnes TypePad
Abonnez-vous à ce blog (XML)

Derniers blogs mis à jour

  • Cộng Sản Việt Nam
  • Cộng Sản Việt Nam
  • Cộng Sản Việt Nam
  • Cộng Sản Việt Nam
  • Investir en Bulgarie
  • Cộng Sản Việt Nam
  • Cộng Sản Việt Nam
  • Pensées d'une psy
  • Cộng Sản Việt Nam
  • rêves et fantaisies de la licorne