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papillon

M20040902_jpg

Aujourd'hui je suis allée au jardin du Rond-Point des Champs Elysées.
Avec ma chère Mathilde, ma vieille amie de 94 ans, si plein de sagesse, d'ironie, de souvenirs, et en même temps enfantine dans son apaisement de vivre.
Bonheur de se retrouver ensemble, sous les marronniers,de se laisser bercer par le soleil encore pâle du matin, puis aller contempler ensemble les rosiers sauvages aux couleurs irisés, fleurs ouvertes comme des seins de femme, beauté de cette inclinaison épanouie qui précéde la fanaison.
Et j'ai fait un grand effort pour sourire, oublier que la nature me manque, que je vivais dans un jardin où il y avait ces magnifiques fleurs jaunes, et ces papillons aux couleurs vibrantes, dont la beauté m'a toujours un peu effrayée.
Jardins de mon enfance, Maroc de lumière, palmeraies majestueuses, grenadiers joufflues,vous m'avez nourrie de vos sucs, et je préfère m'en souvenir que l'oublier.
Couleurs, langueurs, froissements de la lumiére, impalpables frissons de bonheur, je voudrais vous les faire partager. Lecteur, je t'offre ce cadeau voluptueusement, reçois le ainsi.

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Rédigé le mai 04, 2007 à 07:16 AM dans plaisir d'ecrire | Lien permanent | Commentaires (0)

migraine

Chacun joue avec les mots , sous l'aile du grand parapluie rouge, pendant que s'écoulent les minutes d'un vide constitué de diverses choses, agglutinées comme les larmes d'un silence opaque, où s'enfouit le souvenir et avec le souvenir, le pardon de l'Oubli.
Corps souffrance, toile d'araignée de tous ces scories, poudres de prières jamais entendues, blessures de disparitions jamais oubliées, crevasses de rires qui sont restés sans écho.
Migraine des lassitudes, fleurs de la mélancolie qui ont séché sans se fâner, car elles n'ont jamais été vivantes.
Froissements de l'Intime où stagnent les moisissures des séparations, amitiés soudain refermées sous la meurtrissure du Hasard. Regard perdu sur l'autre qui s'enfuit.
Lettres jetées encore comme des dés, pages des rencontres qui ne se sont pas écrites, chemins dévoyés de l'errance où l'inconnu guide nos pas.
Toujours remplir le vide de l'enfance oublié, par des danses de mots où se mire l'Absence.
Chagrin d'énergies enfouies, où se forge la conscience de nos manques. Ecrire pour raconter la soif de nos mensonges, et le regret de nos songes.
Délires qui ne vont jamais où ils veulent, tant sont inscrits en nous les limites du présent.
Familles qui vous créent, héritages qui vous défont. Incertitudes qui frissonnent aux premières lueurs de la nuit.
De nos vides et de nos pleins, laissons monter le parfum. Ecume de liberté où plonge le poème.
Celui que je t'offre "ma" Chloe. Inconnue qui partage avec moi le festin des mots, leur passion, leurs entêtements, pour créer nos correspondances.
Chemins de vie où le coeur vole vers l'autre, comme le chant alterné de deux ailes. Elles, libres et fragiles, trop entières et trop fragmentées.
C'était l'histoire de ce parapluie rouge sur lequel j'ai joué les mots et les silences, jusqu'au bout de la nuit.

Rédigé le février 19, 2007 à 07:54 AM dans plaisir d'ecrire | Lien permanent | Commentaires (0)

Qui a coupé le fil du rasoir?

Qui a coupé le fil du rasoir sans fil?
Sans fil comme le téléphone, bleu pétrole, bleu comme les bleus de l'âme.
L'âme à fleur de peau.
Fleur comme la fleur de sel. Sel de Guérande. Ciel de Bretagne, moutonneux entre gris métallique et lueurs de soleil, sur une mer grise et bleue. Contraste des couleurs, qui bercent une griserie angoissée.
Mon amie l'est aussi. En vacances. Nous avons évoqué ensemble l'océan, et la solitude des homme. Et l'écho des pas sur le sable froid du matin. Et le vent qui coupe le souffle et efface les mots.
Mais j'aime l'écho du vent car il est fait de mots invisibles, de mots qui dansent  contre le coeur des arbres.
Les arbres qui me bercent de leur vitalité séculaire. Combien renferment t'il d'histoires?
Les miennes sont touts fraiches ce matin mais la nostalgie les rend séches. Le temps qui passe m'agace, me gâche.
Qui a coupé le fil du rasoir, pour que l'ennui prenne le large? Qu'il se décroche de ma tête, statue de sel et de feu, qui n'a plus d'étoiles au firmament de ses pensées.
Qui dira la suite? De mon héros désolé d'être laissé là tout seul. Errant dans la nonchalance de sa tristesse tragique. Livre jamais fini, enfant jamais grandi. Qui me parlera d'un autre, un autre temps, une autre vie?
Où la nature et la trépidance se donnent la main pour que le poéte devienne l'artiste heureux de son énergie secrète.
Mais qui a raccroché le fil? Fragments inachevés d'un dialogue inaudible. Tut, tut, tut,... Tu, tu es, tuer.
Qui m'a tué pour prendre ma vie?

Rédigé le février 04, 2007 à 09:25 AM dans plaisir d'ecrire | Lien permanent | Commentaires (0)

plein chant

Chant. Du silence intérieur.
Fièvre des caresses. Soupirs qui montent de l'ombre incendiée.
Fleur des désirs. Métaphore des jours. Frissons des paresses éteintes. Soie des parfums qui dansent sur le halo des rêves.
Chant. Plein, manque, voile d'inconscience qui couvre nos regards.
Passés croisés,  miroirs d'abandons irisés, douceur des images qui s'effacent, oubli des années où l'enfance est vie.
Chant. Nuages, griffes du temps, rayures des amours qui ont perdu leurs ailes.
Chant, Présent. Rêver d'être encore plus forte devant l'indifférence. Coeur que l'on retient au bord d'un fantasme. Nénuphar des songes, sur le lac des signes.
Joie d'écrire, joie de vivre. Rire qui joue sur le papier avec une simple virgule.
Poème d'une ride. Sourire sur le temps.

Rédigé le janvier 20, 2007 à 09:28 AM dans plaisir d'ecrire | Lien permanent | Commentaires (0)

clair obscur

Etrange ce vide qui s'étend de la page à la nuit . Unique blancheur qui frémit. Souffle de mon coeur, respiration de la vie où se tissent le silence et l'angoisse du néant. Il y a seulement et encore le temps qui passe. La paresse d'aimer brise tous les désirs. On s'enfonce avec mollesse dans un bonheur sans risque. Tout au bout de l'ennui. Un ennui que vous trompez parfois de ces souvenirs aux vibrations légéres qui donnaient à votre jeunesse un air de frivolité.
Avoir 20 ans dans ce bouillonnement d'instincts où la cruauté amoureuse se fait arme de femme, teintée d'insouciance enfantine. Coeur brisé, corps exalté. L'espace du chagrin est intense et bref, l'espace du plaisir permanent. La page est pleine. Le souffle du désir brûle la métaphore. L'ame est charnelle. Ni silence ni peur qui briseraient l'élan des mots. Mais l'angoisse vous grignote déjà. Le désir serait il plus immoral que l'amour? Je rencontre trop d'hommes dont je n'ai pas connu l'enfance, trop d'histoires différentes qui me font oublier la mienne et heurtent mon présent. N'aurais je pas bientôt une identité aléatoire dont je ressens la souffrance, comme si le trop et le manque pouvaient se confondre? Pour raconter cette peur il me faut un miroir intérieur qui rend l'écriture complice. Elle me dit l'invisible: la couleur d'une empreinte, le frisson d'un regret, la fantaisie d'un songe. Imagination en abondance. Entre réalité et fiction, des histoires traînent, paresseuses. On ment avec sincérité et on est heureuse de recréer sa vie. Puis les années se succédent.
J'ai 30 ans. Les enfants sont plus grands et la joie de leurs caresses moins intime. Le travail n'est plus qu'un savoir sans audace. Le mariage grince. On s'endort dans des lits bien bordés qu'on défait de quelques gémissements le samedi soir. Et le dimanche on fait la fête en famille. Que sont devenus ces couples amis dont on a vu naître les premiers rendez-vous? Et ceux qui sont partis à l'étranger? Et cet écrivain inconnu qui nous secouait de son irrespect flamboyant? Et Marc, mon célibataire préféré, épris de jeux galants et de maîtresses soyeuses dont j'admirais la démarche fluide et la jupe fendue? Il nous a quitté peu à peu changeant un ballet de conquêtes en une comédie d'indifférence.
Heureusement il y aé la voix et le regard de ces autres femmes, amies d'enfance ou amies provisoires, si riches de bonheurs, si fortes de défis. Fragiles ou renaissantes entre amour et solitude. Au coeur de nos rires ma quarantaine déprime. Je raconte mes médicaments, mes insomnies, mes révoltes usées. J'ai honte d'être si vieille. Mais parfois un sourire vient tout seul, un poéme d'un instant gravé dans la mélancolie d'automne. Les mots viennent me bercer. Je crois qu'aux premiers rayons de soleil je recommencerais à rêver. J'effleurerais des regards adolescents, des jardins de roses, des aubes tendres, des nuages bleus et blancs qui me rappelleront ceux de mon enfance. Avec nonchalance je retrouverais la page où s'aimaient et mouraient des héros ordinaires, adultes involontaires, qui puisaient dans la passion pour y trouver leurs voluptés interdites, chair satiné du corps volé aux limites du quotidien.
Etrange ce vide qui s'étend de la page à la nuit. Mais maintenant la page et la nuit se sont unis. J'ai recréée ma vie ou je m'en suis défaite. Qu'importe! Mon corps s'étire de bien être. J'ai pu lui dire qu'il existait et que je pouvais témoigner de son histoire. Alors il serait temps de dire mon nom.
Laura , 47 ans, brune, la peau douce.

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Rédigé le janvier 18, 2007 à 10:07 AM dans plaisir d'ecrire | Lien permanent | Commentaires (0)

Sensations

Goût des Pyrénéens qui fond dans ma bouche, beauté du ciel bleu et calme que j'aperçois à ma fenêtre, tristesse des roses qui se fânent dans leur vases de cristal. Etrangeté de l'écharpe de soie posée sur une chaise et qui semble  attendre quelque chose...
Sourire des souvenirs heureux qui effacent les incertitudes tristes. Chaleur des amies qui me disent bonjour d'un mot tracé sur leur écran. Flux de la musique qui tambourine sous ma peau.
Joyeuse de la phrase qui continue, respiration légère.
Amoureuse de la fluidité des désirs que rien n'accroche.
Seule pensée : la mer qui est si loin, l'absence des autres, les rides qui me rendent sage, quand l'Instant du songe se creuse dans la blessure du Réel.

Rédigé le décembre 14, 2006 à 04:44 PM dans plaisir d'ecrire | Lien permanent | Commentaires (1)

Tu veux que je te raconte une histoire?

Tu veux que je te raconte une histoire?
Aujourd'hui c'est autre chose. Il n'y a pas de commencement. Ah! toujours cette premiére phrase qui fait défaut. Mais non je ne la chercherais pas. Il suffit de fermer les yeux et le silence se glisse vers toi, plein de mots et de rires et tu écris ce qu'ils te disent avec le froissement et les murmures. Tu raconte la soie des désirs, le corps-diamant, la fourrure sur ta peau, l'homme qui te prend, le plaisir, et l'espoir fou d'un Amour.
Tu racontes la force de l'homme, la douceur de la femme et le cri mat de leur union.Et puis tu rêves à autre chose: l'âme, les sentiments, la quête de l'absolu. Tu sublimes, tu transcendes.Peut- être aussi commences tu à apprendre le mensonge avec le secret, pas avec la vérité. Non, pas la vérité. La pensée, les idées, ce qui dure et ce qui t'appartient, ce qu'un homme ne peut toucher mais pressentir seulement dans la transparence de ton regard, dans la couleur de ton baiser. Ce regard qui dit le bonjour ou l'adieu. Ce regard avec l'enfance qui brille et tous ceux que tu croises: celui du désespoir qui détourne ton chemin, celui de l'absence qui te guette parfois à l'heure fauve des crépuscules- celui de l'ennui et tous ceux qui ne te disent rien: les regards qu'on oublie.
Maintenant on est dans la rue. J'aime la rue. J'aime les passants, les gens qui s'embrassent, les enfants qui rient, les vieux qui marchent à petits pas avec leur canne, les vieux aux yeux gonflés et au menton flétri je les aime parce qu'ils ont vécu, parce qu'ils sont vivants.
La rue c'est aussi à chaque pas un désir, une part de toi qu'on sollicite. As tu faim? as tu soif? Veux tu lui plaire? Etre belle pour toi? N'as tu pas l'âge de la séduction, celle que l'on déshabille avec des doigts de soie, les petits strings qui dessinent ton sexe-qu'on croirait le toucher- les soutiens gorges qui arrondissent tes seins dans un bruit de dentelle. Plus tard un homme t'apprendra l'érotisme. Mais tu sauras déjà tout.
Tu auras sur tes mains l'odeur du plaisir, tu auras dans ton âme le goût des vertiges et des dérives au vent léger et défroissé de ta peau désirée. Tu seras reine des sortiléges, tu décroiseras l'amour du seul geste de ta chevelure se déployant dans le silence.
J'aime regarder ton regard en disant cela, cette grande noyade de bleu où j'entends les battements de ton coeur, moi qui te connais si bien, moi qui t'ai crée, ma fille, ma fille, mon diamant, ma vie.
Et voilà que tu me dis: n'arrête pas l'histoire. Mais maintenant cela devient la nôtre et les mots restent au fond de moi.
Mais je ne t'ai pas tout dit? Il n'y a ni commencement ni fin. Il y a des mots et des caresses, des frissons et des départs. Il y a la nuit en cascades, la lune en point de mire, le temps en ballade. Il y a l'aube et la mer et le monde qui roule, qui roule, qui roule...

Rédigé le septembre 23, 2006 à 01:43 PM dans plaisir d'ecrire | Lien permanent | Commentaires (1)

jeux d'ecriture

Ecolière
Colère
Revers
Infinie
Rieuse
Eternelle...

Envie
Chagrin
Rouge
Intime
Ravie
Etreinte

Epuisée
Clinquante
Radieuse
Impudique
Rêveuse
Etincelante...

Encre
Coulée,
Rides
Infidèles
Rires
Envolés...

Rédigé le juin 17, 2006 à 03:41 PM dans plaisir d'ecrire | Lien permanent | Commentaires (4)

L'homme à la flûte

  1. Mcdowell20flute Il y avait du soleil ce jour là.
    Pourtant c'était la nuit.
    La salle était plongée dans l'obscurité silencieuse.
    Puis il a dit ses mots, ses mots de conteur et de poète.
    Toute la vie, tout l'amour et très loin, quelques éclats de guerre, quelques visages de la Mort.
    Puis il a chanté ces mots d'ailleurs, la voix rauque, la flûte plaintive.
    Il y a eu les murmures de la foule, ourlés de joie.
    Il leur répondait avec ses mots, encore plus de mots, comme s'il connaissait la source de la soif et la tendresse de l'inépuisable.
    Il nous promenait dans un désert où rien n'était aride. Il nous guidait vers son enfance et ces souvenirs de nuits étoilés, d'arbres gorgés de fruits, de lours baisers maternels.
    Il y avait du soleil ce soir là.
    Et on était dans un beau voyage d'histoires, avec des rêves plein nos yeux et des précipices qui n'existent que dans nos rêves.
    D'où venait t-il ce poète? Conteur de la mémoire et de la Vie, quêteur d'étoiles aux mortelles destinées.

Rédigé le mars 23, 2006 à 09:25 AM dans plaisir d'ecrire | Lien permanent | Commentaires (3)

Encre magique

Ecrire comme elle ne l'avait jamais fait. Lea voulait d'autres mots, d'autres émotions, d'autres objets pour exprimer sa ferveur nouvelle. Alors elle jeta tous ses stylos à bille, ses crayons, ses feutres couleurs et elle prit  le stylo à plume de son enfance,  le trempa dans son encrier.  Elle imagina que l'encre était  encre marine et aussitôt des méduses envahirent la page.
Alors elle comprit que l'encre était une encre magique et elle voulut connaître  les fleurs mauves de son Imaginaire.
Ce fut une hymne de couleurs éclatantes, de mots enchevêtrés, un souffle  de tous les élèments. L'eau, l'air, le feu se mélangeaient. Les cascades chantaient, les volcans fleurissaient.Les oiseaux avaient quitté les nues et se promenaient dans les rues. Le ciel et la terre se touchaient.
Au contact de cette encre magique, Lea oubliait le sens des mots et leur syntaxe. Elle ne laissait monter en elle que la saveur enivrante des petites fleurs venues de l'âme. Fleurs du silence. Fleurs de la nuit. Fleurs de la vie.
Dommage, les fleurs du Mal c'était déjà  pris!
Alors elle eut envie de pleurer. Elle ne pouvait pas tout inventer, car elle avait déjà un passé et la mémoire qui l'enfermait dans son écrin tragique.
Car le passé ne change pas et tout ce qu'on imagine dépend de ce qu'on a vécu.
Odeurs, goûts, chairs, éclats, caresses, interdits. Tout ce que l'on croit imaginer on le sait déjà.
Elle se disait"Ton style tu le portes en toi. C'est ta couleur. Celle qui entre toutes t'attirera. "
Elle, aimait le rouge. Le sang. Pas le sang de la mort, mais le sang de la vie. Le sang des règles, le sang sur le corps du nouveau né.
Rouge, elle voyait rouge les feux verts et se faisait écraser. Mais elle n'en avait que faire. Elle traversait les rues comme s'ils étaient des champs. Elle avait décidé de vivre sans bannière de sécurité.
Alors, il lui fallait tout faire sauter. La corde, les hommes, la poule, les oeufs. Sauf les fleurs. Ah voilà bien qui la gênait. Comment faire sauter les fleurs?
Et les idées se bousculaient sur ses mots enivrés. Ils voulaient tout ouvrir, tout offrir.
Elle écrivit ainsi des jours et des nuits.
Puis l'encre magique s'arrêta. Ce ne fut plus que l'encre de ses larmes.

Alors elle jeta le stylo à plume et l'encrier vide.
Il était temps de retrouver François, ses bras envellopants qui la protégeaient de sa folie, et d'accepter ce qu'il demandait sans cesse: Etre pleine de leur amour, créer à deux l'Histoire de leur vie.

Rédigé le février 16, 2006 à 09:07 PM dans plaisir d'ecrire | Lien permanent | Commentaires (14)

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