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Quand douceur

Quand douceur te fait naître
Sous ma main
Quand ton corps s'ouvre
A mes lèvres,
Quand mon sang
T'irradie de son amour
Quand mon coeur
Te fait dieu
Au nom de mon désir

Avec ma peur et mon plaisir
Je te cherche dans la nuit
Regard aveugle
Au désespoir secret.
L'indifférence
A des mensonges si tendres.

Quand vient l'instant
Où je ne suis qu'à toi
Plus qu'un tremblement
Plus qu'une vibration
Le temps complice
Et ta joie sereine

Je voudrais que là s'achève
Ce que je ne peux plus dire.
Ce bonheur perdu sitôt que tu me quittes
Ce bonheur infidèle
Que j'ai conquis de mes rêves
Et toi qui t'en va
Plus vivant qu'une vie
A l'aube d'un naufrage.

                                                                                                          Paris 1977

Rédigé le avril 30, 2006 à 03:15 PM dans PASSION | Lien permanent | Commentaires (2)

VIVRE

Vivre avec le coeur en écharpe
Aux aguets de l'amour
Vivre pour faire éclater les jours
A la musique des guitares,
Vivre avec des caresses dans tes mains
Le déroulement des heures, le jeu
Cruel du mouvement d'aujourd'hui à demain
Avec des refrains qui traînent  dans ma mèmoire
Des corps qui s'enlacent dans le noir.

Vivre pour éterniser l'instant d'un rêve
Ce regard qui va plus loin que nous
Tendre tremblement, jouissance si brève.
Nous ne sommes plus que des enfants fous
Quand viendra le départ, le moment
Où tout finit. Vivre pour le prochain amant
S'il faut dire encore je t'aime
A ce sourire offert au hasard de la peine.

Rédigé le février 19, 2006 à 03:37 PM dans PASSION | Lien permanent | Commentaires (2)

TOI

Toi dont le nom caresse mon ventre
A chaque mouvement
Toi à qui je ne peux plus rien dire
Sous peine de te perdre vraiment
Toi qui joue, malheureux
Avec tous ces coeurs tremblant sous tes rides
Toi qui a vécu tant de choses
Et qui me les a offertes
Dans une simple tendresse
Toi dont la mélancolie m'étreint
A chaque rythme mourant,
Toi qui ne veut rien aimer
Qui te donne au souffle du vent

Toi qui brûle sans feu
Toi qui passe dans ma vie en rêvant
Et laisse à ta place un parfum ennivrant
Toi que je berce tristement contre mon souvenir
Toi que j'irise de toutes mes jouissances
Toi dont je vante l'amertume douçâtre
Toi dont je fais les portraits les plus fous
Toi qui me parle de pluie en plein été
Et qui fait l'amour avec ta liberté
Toi cet être barbare, étrange et généreux
Qui veut l'épée du mystère au revers de tes jeux
Toi et ton visage d'homme seul
Toi et ta garce de vie
Te souviens tu de tous ces mythes chantants
Sous l'aile invisible de nos pénombres?
Et te souviens tu de tout ce que je vais encore inventer
Pour te faire croire à mes mensonges?

Je te parlerais toujours à travers mes silences
Je te serais fidéle comme le regard de l'ombre vers le soleil.
La tristesse a des méandres de soie.
Je m'enroule tout doucement sur ton absence
J'étreins les yeux de la nuit pour qu'un jour nouveau se lève
Et je te dirais l'air charmant d'indifférence
" Vous aimez le café très chaud, fort ou bien léger?"
A l'heure du thé, au petit déjeuner, dans votre lit?
Vous aimez aussi cette petite fille au creux de votre épaule"?
Mais dans mes yeux tu liras autre chose.
Et tu penseras : quelle sotte!
Les dieux ne sont pas faits pour les hommes.
Et je piquerais à mon coeur une fleur de ta voix
Que j'étrennerais sous une rosée de larmes
Et son parfum sera à ta bouche
L'ivresse dorée de tous les miels.

Je t'accueillerais dans la joie
Sans mots, sans souffle, le bonheur d'être toi.

                                                                                                              Juillet 1978

Rédigé le janvier 05, 2006 à 07:07 PM dans PASSION | Lien permanent | Commentaires (1)

TU

Femme, femme
Douceur et cri.

Fleuve qui passe
Solitaire dans un été flamboyant

Poème qui coule
Sous les langues dorées des rivières

Femme, femme
Souffle vous appelant homme
Dans la nuit,
Caresse qui vous prend
Dans un tourbillon.
Coussin de seins
Et divines langueurs
Le vent frissonne
A l'instant du plaisir.

Tu es celui qui m'inspire
Mon océan de brumes noires,
Les rivages où s'accrochent mes larmes
Les rides où se bercent mes cils.

Tu es celui que j'aime
Au delà du réel
Mon rêve, mon roman
Mon voyage en enfer...

Tu es celui que j'erre
En silence
Celui que je rame
De mon âme
Qui gave mon tourment de vivre

Celui que je commence à peine
De midi à minuit
Ma folie très sage
Et mon Dieu sans image.

Rédigé le novembre 07, 2005 à 06:16 PM dans PASSION | Lien permanent | Commentaires (2)

Oh! quel amour que le nôtre

Oh, quel amour que le notre!
Quel grand feu
Quel grand froid
Quel champ de soleil
Quelle terre de pluie!
Quel piano de douceur
Quelle tombe de coeur!
Quelle aréne de plaisir
Quelle prison, quel martyr!
Oh, quel amour que le nôtre!
Que d'heures attendues
Que d'heures délaissées
Que de seins tendus
Que de mains tombées.
Que de nuits,
Que de jours
Que de parcours en toi
Que de parcours sans moi
Que de rêves
Que de grêves
Que d'espérances
Que d'errances!
Oh, quel amour que le nôtre!
Je commence
Et tu t'en vas
Je recommence
Et tu t'en fous
Je cligne de l'oeil
Je t'ai trop vu,
J'ouvre la bouche
Je t'ai crié
Je dis bonjour
Tu dis adieu
Je dis quoi ?
Tu dis fin.
Oh, quel amour que le nôtre!
Le piano là haut
Joue toujours.
La musique a fait un tour
Par chez moi.
Je l'écoute
Et je pense à toi.
Oh quel amour que le nôtre!
Mais que cette douceur sans toi
M'écoeure.

                                                                                     A Vicky

Rédigé le octobre 18, 2005 à 12:39 PM dans PASSION | Lien permanent | Commentaires (0)

COMME

Comme un peu de pluie
Sous un matin gris
Comme cet été qui n'en finit plus
De jouer à l'hiver
Comme une chanson
Qui bat dans mon coeur
Comme cet air entété
Que je n'ai pas connu
Comme un parfum trop capiteux
Qui glisse sur ma peau

Comme tout ce que tu sais
Et que tu gardes secret
Comme ton coeur
Qui va bientôt mourir
Comme tout ce que j'attends
Et qui ne viendra pas
Comme tous ces mots
Qui vont percer ton âme
Comme tout ce mal
Qui traine sur nos mémoires
Comme ces rendez vous
Où tu n'es jamais là
Comme cet homme
Qui fuit celle qu'il aime
Comme ce rire
Qui s'adresse à une autre
COmme ma jalousie
Qui se pend à ton cou
Comme tout ce qu'on va dire
Au seuil du dormir
Comme la jouissance pleine
Et la tristesse sans haine
COmme le jour s'achève
Et que l'on va se quitter
Comme la nuit qui vient
On sera toujours seuls.

                                                                                       A VICKY

Rédigé le octobre 05, 2005 à 03:15 PM dans PASSION | Lien permanent | Commentaires (4)

J'ai appris de toi

                                                                                J'ai appris de toi

Au bout des jours monotones
Et au bout des ciels trop gris
Quand on a plus que l'ennui
Pour déposer ses rêves
Je t'ai rencontré enfin
En plein coeur de la Vie.
Ton souvenir devenu comme un cri
Ton absence, attente ciselée de larmes
Et ton corps contre mon corps
Et ton angoisse dans la mienne
Et ton regard qui efface ce qui reste...

J'ai appris de toi une vie balbutiante
Couleur noire et amarrante
Le visage de la passion creusée dans une fleur
Un sourire tremblant d'aimer et de perdre
Des joies qui montent, suspendus comme des ponts
Parmi les chemins fertiles du coeur...

Comment dirais je tout ce que j'ai connu
Dans ce long voyage au bout de l'amour
Dans ce cri impoli et heureux
Dans ce rire au soleil radieux.?
J'ai vu l'été jouir dans tes cils
J'ai vu des pleurs se brûler dans mes yeux
J'ai vu des fleuves se jeter dans la mort
Et des trains égarés traversant mon ventre.
Toutes les images folles d'un été déchiré
toutes les balles d'un fusil invisible
Tous ses mythes bravant notre sang
tous ces anges nous couvrant de leurs ailes
Ah! c'est beau l'enfer quand on est deux.
Avec toi j'ai cru me perdre dans un autre être vivant
Qui avait fini de ramper vers des abimes
Et je suis devenue tes yeux noirs au regard flamboyant
Je suis devenue tes mains nerveuses égorgant le rire
Tu as fait de moi ton miroir cruel
Et je n'ai plus d'existence
Que ton ombre aux jeux infidèles. 

Pour Vicky.

Rédigé le octobre 01, 2005 à 11:15 AM dans PASSION | Lien permanent | Commentaires (1)

J'ai vu briller

J'ai vu briller des fleurs dans tes yeux
Des fleurs mauves et bleues
Bravant le bord des cils
Et des soleils éclatés
Las de rêves sensibles...

Il y avait la vie au b ord d'un gouffre
Il y avait l'amour qui ne vous souffre
Et le blanc manteau du désespoir
Et le ciel rouge de certains soirs.
Il y avait la gloire de tous tes jeux maudits
Et toutes ces fêtes saoulés à l'alccol de l'ennui.
Il y avait ton silence orgueilleux
Et mon cri courageux.
Je déroulais des tapis de caresses
Pour y cueillir ta tendresse
Et je berçais ton coeur
De toutes ses chansons tristes
Qu'écrivent les pages sombres des artistes
Sur la fantaisie des femmes...

Et toi tu me jouais le mélodrame
Mon comédien qui n'a jamais eu de larmes
Que pour les histoires des autres.
On s'inventait des hôtes
Qui partagaient notre âme esseulée...
De quelle main m'as tu créée?
De quel regard t'ais je deviné?
On s''est retrouvés un jour
Nus et faisant l'amour
Et j'ai couru vers ton cri
Et j'ai voulu d'autres nuits
A mourir dans tes yeux
Pour la grâce étrange
De ces belles fleurs bleues.

                                                                         A Vicky

Rédigé le septembre 29, 2005 à 12:37 PM dans PASSION | Lien permanent | Commentaires (9)

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