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nuit blanche

Le soir tombe.
Il y a une femme à sa fenêtre
En robe de soie verte.
Elle me regarde peut-être.
Moi je pense à tous mes amis
Et à ma vie
Dispersée comme un cri.
Le soir tombe.
Un magicien sort de sa boîte
Un monde de rêves.
L'illusion fait la manche
Avec la colombe.
Je souris de ce sourire triste
Comme un feu de camp.
Vous êtes loin mes amis
Avec des regrets entre vos dents
Et de traitres pénombres
Sur la frange de vos cils.
Je vous écris des lettres sans réponse
Je vous murmure des mots inutiles
Et voilà que je confonds
L'Amour avec un homme.
Le soir est tombé.
La nuit vient à tire d'aile
Toucher ses demoiselles
De son ventre doré.
Des fantasmes gémissent
Au creux de mes reins.
Mes yeux brillent entre des larmes.
J'ai tant de choses à vivre
Et je suis si légère.
Mais dans cette nuit vide
Ma curiosité s'émousse.
Je cherche des mots vrais
Qui tairaient mon remords
D'être là toute seule.
La femme à sa fenêtre est rentrée chez elle.
J'allume une cigarette.
Des heures passent
Des souvenirs me traversent
Des oiseaux chantent
Dans ma mémoire troublée.
Un livre attend que je le lise.
Je  lui préfére l'attente orgueilleuse et vaine
L'attente brûlée de caresses endormies.
Mon âme est comme une fleur
Contre la joue du bonheur.
Ton nom est plus magique
Que toutes les étoiles.
Des mirages qui filent
Sous mes yeux moqueurs
Tissent la toile
de mes années-lumiéres
Les instants où je t'ai eu
Dans mes bras.
Le jour se lève
Le lit n'est pas défait.
Un lit vide
où on ne fait pas l'amour
est comme une île triste
Où le plaisir rêve.
A quelle maîtresse folle
Offres tu ta volupté?
Dans quels quartiers brûlants
Airs de danses et flamencos!
Il y a une brune
A la chevelure de feu
Qui me ressemble un peu.
Elle a des yeux tristes
Et une taille fine
Un port de reine
Une peau de pêcheresse.
Aime là pour moi.
Ton visage se creusera
D'une ride de plus.
Mais je sais qu'avec l'été
Ton amertume sera plus douce.
Bientôt le soleil poindra.
L'aube est tendre comme une amante.
Maintenant que j'ai partagé
Avec le silence tous mes secrets
Je vais m'endormir.
Comme la nuit était longue.
Quelle drôle d'idée: être fidèle!
Allons, allons!
Que tout s'endorme
Que tout s'éveille
Le coeur d'une femme
Est un parchemin sans fin.

Rédigé le octobre 31, 2005 à 09:55 PM dans erotisme | Lien permanent | Commentaires (5)

J'ai passé l'age de la pudeur

J'ai passé l'age de la pudeur
L'age de baisser les yeux
Devant les hommes.
J'aime les robes qui s'envolent
J'aime ma cuisse qui s'abandonne
J'aime les seins en pomme
Et tous les coeurs en fleur
J'aime l'air du bonheur
Sous le frissson léger de l'impudeur.

J'ai passé l'age de la pudeur
La timidité est une vertu périmée
Toisez les hommes d'un air d'orgueil
Effeuillez les comme ils vous effeuille
Mais n'avouez pas votre tendresse
Gardez là plutôt comme une caresse
Pour l'heure du baiser
Quand on vous aura déshabillé.

J'ai passé l'âge de la pudeur
Mon imagination s'ouvre comme une fleur
L'amour pour moi n'a plus de secrets
Mais je m'invente toujours de nouveaux regrets.

J'ai passé l'âge de la pudeur
L'age des petites filles qui pleurent
Pour des histoires de coeur.
Il me reste aujourd'hui
La  passion à l'oeil bleu
Celle qui est fait d'un zeste amer
Et de quelques mauvais vers.

J'ai passé l'age de la pudeur
L'age de baisser les yeux
Devant les hommes.
J'aime ma cuisse qui s'abandonne
J'aime les seins en pomme
Et tous les coeurs en fleurs
J'aime l'air du bonheur
Sous le frisson léger de l'impudeur.

Rédigé le septembre 22, 2005 à 01:17 PM dans erotisme | Lien permanent | Commentaires (6)

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