l'été
Carte postale.
Cher Daniel
Voilà l'été, la saison que tu aimes tant.
Celle des lumières voilèes, des mers lisses, ou des ports que le vent fait frémir, voiles qui ondoient au rythme de nos coeurs.
L'été, quand s'ouvre le bleu de la liberté sur le chemin des nuits, oubliant l'ordre des jours et ces heures monocordes qui tressent nos quotidiens.
Et puis voilà que se révèlent nos coeurs, nos peaux, la fragilté des regards au bord des désirs éphémères.
Ici et là, s'écrit la transparence d'un sentiment, l'abandon dans la volupté, l'amour dans l'infini.
Que j'aime aussi les nuits, l'errance sur les plages , traversées de rires volées, et de vagues voluptueuses.
Puis plus tard, au coeur des villes, dans les bars où s'écoulent des fioles d'ivresse et de caresses, sous la brume floue d'une fumée entêtante, le silence de la solitude recouvert par le bruit de toutes ces voix à la densité âpre, dont on entend respirer lamultiplicité d'être. La vie qui gronde, un orage qui bouleverse l'insondable ennui.
Instants suspendus puis oubliés, au fil des années qui dansent, entre des larmes séchèes.
Les commentaires récents