Tu me disais: "Quand je ne serais plus là, ne soit pas triste. Je ne veux pour toi que du bonheur".
Mère, tu me laisserais croire que les larmes n'existent pas, que la douleur n'est pas fille de la joie?
Insensée, celui qui tient la douleur éloignée. Sage, celui qui l'apprivoise avec tout ce que la v ie lui a laissé d'intact: l'amour du temps qui passe, l'amour d'un regard, l'amour des désirs, l'amour des enfants qui naissent et qui croissent, l'amour des nuits où l'on n'est pas seule.
Mère, ton absence fait partie du temps qui passe et je t'aime aujourd'hui réconciliée avec la douleur apaisée, dans les premiers rayons de soleil d'un printemps tardif.
Me revoilà vibrante à d'autres échos, sans jamais oublier le bruit de ta voix ou l'odeur de ta peau.
Je ne serais plus jamais l'enfant de personne, mais être la mère de mes enfants comble ce manque.
Il n'y a pas de vide où tu n'es pas, mais plein de souvenirs où s'écrit dans mon regard, la caresse de tes lèvres, la douceur de tes mains dans mes cheveux.
Etre grande un jour sans toi. Voilà la promesse que la vie nous exige à tenir face à la mort, sentinelle patiente qui éloigne avant de les rapprocher ceux qui s'aimeront éternellement.
Bonjour Elisabetha !
Est-ce que ces textes sont de vous ?
Amicalement,
Véronique
Rédigé par: Véronique | février 12, 2006 à 11:07 AM
Elisabeth, si vous saviez comme ce texte me parle...
bon dimanche ensoleillé
Rédigé par: double je | février 12, 2006 à 11:12 AM
oui, fort heureusement Veronique. Pourquoi?
Rédigé par: elisabetha | février 12, 2006 à 01:00 PM
Uniquement par curiosité !
Vous êtes douée ! C'est pour cela que vous poussiez Grâce à écrire un poème mais, vous savez, tout ce qui ressemble à du scolaire la fait fuir...
Elle ne pense qu'à s'amuser et c'est bien de son âge !!
Fort heureusement que ce soit une petite jeune fille gaie et heureuse ; il y a tellement d'enfants tristes et mornes.
Seulement, j'aimerai qu'elle comprenne qu'il y a un temps pour chaque chose !
Moi aussi, j'aime beaucoup le français, mais je suis surtout douée côté français technique (ortho, conjug, gramm) mais la rédaction de textes, ce n'est pas mon fort pourtant j'ai l'imagination plutôt fertile.
Peut-être faut-il que je me lance ??
A bientôt !
Rédigé par: Véronique | février 12, 2006 à 02:49 PM
La tonalité affective du discours te rapproche de la mouvance romantique , Elizabeth .
J apprécie ,car mon maître à penser est Victor Hugo, à mon avis le plus grand écrivain du 19eme siècle.
Je suis également frappé par tes figures de style, en particulier les "contradictions " et les "images d 'opposition " boulversantes , qui rythment le balancement de ton âme alanguie , hésitante entre la douleur du cri que tu libères sans retenu et le manque de l'affection "disparue" ( mais non perdue comme tu l'admets toi même ),et " l "'Esperance " d 'une retrouvaille certaine
Quel lyrisme !
Chapeau !
Jacques
Rédigé par: Jacques | février 12, 2006 à 03:00 PM
Ma chère Veronique
La poésie c'est le contraire du travail scolaire. La spontanéité de nos sensations c'est déjà de la poésie.
Rédigé par: elisabetha | février 12, 2006 à 03:50 PM
La dernière phrase est vraiment magnifique !
Je vous salue.
MioModus.
Rédigé par: MioModus | février 12, 2006 à 11:33 PM
Elisabetha,
dans notre tête à nous, okay mais pour Grâce, pas encore !!
Si c'est un don qu'elle a reçu, cela se verra dans le temps !!
A bientôt !
Rédigé par: Véronique | février 13, 2006 à 02:01 PM
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Rédigé par: ucyga zori | avril 05, 2009 à 10:00 AM